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Petra est un site grandiose et tourmenté qui mériterait de figurer au rang de merveille du monde.
L'émouvante cité rose-rouge est aujourd'hui déclarée patrimoine mondial par l'UNESCO.
Les temples et tombeaux taillés dans le roc relèvent du génie. Et le tout forme un immense décor de théâtre à ciel ouvert,
un jeu de pistes géant où l'on s'amuse à débusquer les monuments.
La capitale des Nabatéens, grands commerçants d'encens et d'épices et cultivateurs ingénieux, connut son apogée au 1er s. de notre ère
et fut largement admirée pour sa culture raffinée, son architecture massive et son ingénieux système de barrages et de canaux.
Au XVIe s., Petra était totalement ignorée de l'Occident et le resta pendant près de 300 ans.
C'est seulement en 1812 que la ville est redécouverte par un voyageur suisse nommé Johann Ludwig Burckhardt.
L'attrait de Petra résulte de sa position spectaculaire au fond d'une gorge profonde entourée de montagnes.
De l'entrée principale, on emprunte le Siq, étroite et longue faille due à un tremblement de terre préhistorique.
Le monument le plus réputé, le "trésor" apparaît soudain à l'extrémité du Siq, au moment où l'on s'y attend le moins.
Utilisée dans la dernière séquence du film "Indiana Jones et la Dernière Croisade",
cette haute façade sculptée dans la roche n'est que le premier des secrets que recèle Petra.
Promenades et escalades variées révèlent des centaines de monuments, façades, tombes, thermes et chambres mortuaires,
temples ainsi que de superbes fresques et bas-reliefs.
Beidha : les fouilles archéologiques entreprises dans les années 50 ont révélé sur le site de Beidha, au nord du site de Petra,
un village néolithique, qui constitue avec Jéricho l’une des premières communautés agricoles connues du Proche-Orient.
Occupé dès environ 7 000 ans avant J.-C. ce village comprend six niveaux d’habitations superposés.
Au départ, il s’agit de huttes en bois. La région était alors couverte de forêts de genévriers, de chênes et d’arbustes fruitiers
où vivait un gibier assez abondant. Puis apparaissent des maisons en pierre, de forme ronde, semi enterrées et groupées en alvéoles.
L’ensemble du village, fondé sur une terrasse surélevée par rapport au torrent adjacent, a été totalement détruit par le feu. Le nouvel habitat évolue alors vers des constructions plus espacées et de forme rectangulaire.
Cette communauté vivait d’agriculture de cueillette, de chasse et d’élevage.
Le site a livré beaucoup d’objets rudimentaires mais aucune céramique.
Le village commerçait probablement avec d’autres communautés parfois fort éloignées.
Ceci expliquerait l’accumulation sur le site de certaines marchandises destinées à l’exportation ou issues d’importations
(obsidienne de Turquie, bitume de la Mer Morte, pierre-ponce et coquillages marins).
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